Digital Nomad au Costa Rica : l’histoire d’Eva

Le télétravail est un mode de travail déjà bien présent dans la plupart des entreprises. Des entreprises vont plus loin dans leur démarche et offrent l’opportunité à certains de leurs salariés de partir travailler à distance à l’étranger. C’est le cas d’Eva, qui a décidé de nous partager son expérience de travailleur du monde au Costa Rica.

Peux-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer comment a commencé cette expérience pour toi ?

Je m’appelle Eva Grall et je suis assistante de production depuis 2 ans au sein de Visamundi. Travaillant dans le tourisme, l’envie de voyager est omniprésente chez moi. Un jour, en regardant LinkedIn, je suis tombée sur une offre spéciale d’Holiworking me proposant de partir télétravailler dans leur nouvelle destination : le Costa Rica. J’ai rempli le formulaire et ai commencé à prendre contact avec l’entreprise. Pour moi, c’était vraiment une solution pour sortir de ma routine et garder la sécurité de mon emploi. J’ai décidé de partir 3 mois pour tester si cette solution me convenait.

Comment as-tu réussi à convaincre ton employeur ?

Holiworking a réalisé un devis et m’a expliqué les démarches à réaliser en amont. Quand j’ai eu toutes les informations en ma possession, j’ai pu en parler en réunion et par mail à mes responsables. Ils ont tout de suite accepté parce que j’avais préparé tous les arguments et finalement, c’est une solution pour fidéliser encore plus son personnel. Le seul problème qui a nécessité une discussion était le décalage horaire. Nous avons donc adapté mes horaires de travail pour que je ne rencontre pas de problèmes sur place. 

Comment gérer le décalage horaire en arrivant dans le pays, et avec les collègues au travail ? 

La première semaine a été compliquée, car j’ai commencé le travail directement. J’ai également dû m’adapter au rythme et me caler avec l’équipe en France. Je dirais que mon adaptation a pris une semaine et demie. Étant en relation avec des clients, j’ai dû m’organiser sur l’heure à laquelle j’allais interagir avec eux en prenant en compte le décalage horaire. J’ai dû également m’adapter au fait de passer seulement une heure en commun avec mes collègues. Mais cela a été comblé avec les personnes présentes dans le coworking.

Comment selon toi, peut-on assurer un suivi à distance des salariés ? Des conseils ?

Ma manageuse a pu me suivre aisément à distance par le biais des outils collaboratifs que l’on utilisait déjà au quotidien. Elle a pu suivre mon activité et je n’ai donc eu aucun problème sur place. Nous étions continuellement en contact pour faire des mises au point et pour éviter que je me sente délaissée. Nous avons fait des appels en vidéo une fois par semaine avec toute l’équipe pour que je puisse même rencontrer les nouvelles recrues de l’équipe.

Quelles sont selon toi les qualités à avoir en tant que télétravailleur ? Tout le monde est-il fait pour le télétravail à distance ?

Pour commencer, je pense qu’il faut être autonome, car à distance, c’est toujours plus compliqué de demander de l’aide. Il faut s’adapter facilement, car en étant à l’autre bout du monde, notre cadre de vie, lieu de travail changent du tout au tout. Il faut faire preuve de communication avec son manager, avoir une bonne relation faite de confiance. Tout le monde ne peut pas faire ça. 

C’est plus challengeant de partir seul car on n’a plus du tout de repères. Pour moi, c’est une excuse le fait d’avoir une famille, être en couple ou autre parce que tout le monde peut finalement partir. Il suffit juste d’accepter de bousculer son quotidien. J’ai rencontré beaucoup de couples en coworking qui avaient des enfants. C’est juste qu’il est préférable de rester plus longtemps dans ce cas pour ne pas les perturber et qu’ils suivent leur scolarité normalement. 

Qu’as-tu appris lors de cette expérience à l’étranger ?

Ce voyage m’a permis de me conforter dans l’idée que j’étais capable de sortir de ma zone de confort et de faire les choses seule. J’ai beaucoup amélioré mon espagnol sur place.

Peux-tu nous parler des télétravailleurs que tu as rencontrés dans ton coworking ?

Il y avait beaucoup de personnes de passage avec des professions différentes de la mienne. J’ai rencontré un ingénieur, un professeur particulier de langues, un salarié en informatique et des freelances. Des expatriés sur plus longue durée venaient aussi régulièrement. 

As-tu réussi à respecter tes horaires de travail à distance ?

Je prenais souvent une pause un peu plus longue le midi pour profiter du soleil. Je m’adaptais au climat. Mais j’ai toujours respecté mes 8 h de travail par jour. Il y avait une réelle flexibilité entre moi et ma manageuse pour que je puisse découvrir l’endroit. Tant que mon travail était fait, c’était le principal.

Penses-tu que c’est une solution pour rester au sein d’une entreprise et éviter la routine ?

Oui, après le covid, on a tous ressenti un manque de voyage. Donc au lieu de tout plaquer et partir à l’autre bout du monde, finalement, on peut le faire, mais sans prendre de risques et en gardant son travail. Cela permet de s’échapper de la routine et c’est un réel avantage pour l’entreprise. Mais je ne considère pas cela comme une solution miracle, car la personne doit quand même être un minimum épanouie dans son travail pour vivre pleinement cette expérience.

Comment s’est passée ta réacclimatation à ton retour en France ?

Très bien, j’ai juste accumulé de la fatigue. J’ai été heureuse de retrouver mes habitudes, mes collègues et mes horaires de travail. Même si j’ai déjà hâte de réitérer l’expérience.

Penses-tu que cela peut booster la carrière de quelqu’un ?

Oui, parce que cela prouve notre capacité à s’adapter et à se challenger. J’ai réussi à sortir de ma zone de confort et à m’ouvrir à une autre culture. J’ai pu me développer personnellement et je pense que c’est un atout à mettre en avant prochainement sur mon CV. Je suis finalement une salariée mobile et je pourrais rebondir pourquoi pas dans l’avenir sur une offre internationale, même si cela n’est pas encore prévu au programme. La possibilité de télétravailler à l’étranger est devenue un nouveau critère pour moi, dans une entreprise.

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